<![CDATA[L’année 2018 a débuté avec la création de nouvelles règles concernant l’hypothèque au Canada. Ces règles ont pour objectif de veiller à ce que tous les emprunteurs soient en mesure de tenir face à des taux d’intérêt plus élevés. Des impacts considérables ont été engendrés par ces nouvelles mesures sur le marché de la revente. En effet, une chute des transactions immobilières de 19 % a été notée de même qu’une réduction de 6 % du prix moyen des résidences entre fin 2017 et début 2018. Toutefois, plusieurs raisons expliquent que ce n’est pas le début d’une correction immobilière.

Un ralentissement du marché canadien de l’immobilier depuis le début de 2018

L’anticipation des achats de plusieurs ménages à la fin de 2017 a intensifié la chute des transactions au début de 2018. Si ces derniers ont effectué leurs achats en fin 2017, c’est pour éviter la soumission aux nouvelles règles hypothécaires. Aussi, on sait tous que le marché immobilier de Toronto connaissait déjà des problèmes à cause de la mise sur pied d’autres mesures restrictives de la part du gouvernement provincial. Mais, malgré ces soucis, le marché canadien de l’immobilier a connu un nombre de ventes élevé dans son ensemble en décembre dernier. Il faut comprendre que cette baisse de l’activité immobilière est plus remarquée dans les régions où le prix des résidences connaissait une hausse considérable. Il s’agit de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.
Ces régions ont connu une baisse de la vente des maisons de 24,6 % en décembre 2017 à 24,0 % en février 2018. Pour les autres régions, il y a une baisse, mais elle est moins grave. Par exemple, les ventes ont chuté de seulement 7,1 % au Québec par rapport au mois de décembre 2017. Par contre, le prix moyen continue de progresser au cours des derniers mois. Les provinces ayant connu les prix élevés étant les plus touchées constituent la raison de la forte chute du prix moyen des propriétés ayant fait l’objet de transactions depuis décembre 2017. Et, il est parfaitement normal d’observer une baisse du prix moyen des transactions lorsque le poids des régions ayant des prix plus élevés baisse. La mesure de rechange de l’Association canadienne de l’immeuble reflète de plus en plus, une croissance du prix de la maison type qui continue sa progression au cours des derniers mois. Elle affiche aussi une hausse appréciable de 6,9 % depuis un an.

Un pas vers la modération du secteur

Beaucoup de personnes s’inquiètent par rapport à la récente chute de l’activité de la revente immobilière, mais elles n’ont pas besoin de trop s’en soucier. En effet, avec la bonne performance du marché du travail et la confiance croissante des ménages indique que la demande restera soutenue. Aussi, l’activité très rigoureuse maintenue sur le secteur de la construction neuve montre qu’il n’y a pas de raisons importantes pour craindre le début d’une correction immobilière. Avec la fin de la flambée des marchés de Toronto et de Vancouver, le resserrement récent des règles hypothécaires et la hausse graduelle des taux d’intérêt, la période de forte croissance de l’activité résidentielle sera bientôt terminée. Et, pour les trimestres prochains, il faut prévoir une modération graduelle.
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